ARMAN (1928-2005) Bronze Panthères

Rare grande sculpture en bronze doré signé par l'artiste ARMAN (1928-2005) composition style Nouveau Réalisme figurant plusieurs panthères en bronze découpées et assemblées, belle patine dorée polie miroir. Elles reposent sur en socle en métal laqué noir. Bon état, dimensions 50,5 cm de long X 30 cm de haut X 15 cm de profondeur. Cette oeuvre est signée-gravée ARMAN et numérotée (vendue avec son certificat d'authenticité). Rare modèle d'un tirage sur trente numéroté: XXX/ XXIV et Répertorié dans les Archives de la Fondation Arman sous la référence N°6032 et dans les Archives de Mme Denyse Durand-Ruel sous la référence N°10470. Cette oeuvre est vendue avec son certificat d'authenticité qui sera remis au futur acquereur.  

ARMAN est Né à Nice le 17 novembre 1928 d’Antoine Fernandez, français d’origine espagnole, et de Marthe Jacquet, Arman sera reconnu par son père à l’âge de cinq ans. Il obtient son baccalauréat et décide, en 1946, de s’inscrire à l’Ecole des Arts Décoratifs de Nice, qu’il quittera en 1949. Son père l’inscrit à l’Ecole du Louvre à Paris. Entre 1949 et fin 1950, il obtient deux certificats d’Histoire de l’Art, se spécialisant dans l’étude de la Chine de la Haute Epoque. Ayant rencontré Yves Klein aux cours de judo de l'école de police à Nice, en 1947, Arman rejoint ce dernier à Madrid, en 1950. Avec le poète Claude Pascal, ils nouent une amitié autour du bouddhisme zen, de l’astrologie, des arts martiaux et de l’art. Il effectue son service militaire comme infirmier durant la guerre d’Indochine, et épouse Eliane Radigue, dont il a trois enfants. La scène artistique des années 50 en France est dominée par l’abstraction, et les premières œuvres d’Arman s’inscrivent à l’époque dans cette mouvance. Dans le même temps, il travaille dans le magasin de meubles de son père, rue Paul Déroulède à Nice.En découvrant en 1954 les œuvres de Kurt Schwitters et de Jackson Pollock, Arman exécute ses premiers cachets, empreintes de timbres en caoutchouc. Il fait sa première présentation personnelle à la galerie du Haut Pavé à Paris en 1956. Viennent ensuite les allures d’objets qu’il expose chez Iris Clert en 1958, traces d’objets encrés et projetés sur une surface de papier. En réalisant l’une de ces allures, il brise l’objet et crée ainsi les colères d’objets. Suite à une erreur typographique Arman décide d’éliminer le « d » de son prénom. Il mettra fin au travail d’empreinte en scellant les timbres de caoutchouc dans une boite, ce qui marque le début de ses accumulations (1959), qui seront plus tard accumulations de rebuts nommées poubelles. En 1960, répondant au Vide de Yves Klein, il emplit la galerie d’Iris Clert pour exposer le Plein. « J’affirme que l’expression des détritus, des objets, possède sa valeur en soi, directement, sans volonté d’agencement esthétique les oblitérant et les rendant pareils aux couleurs d’une palette ; en outre, j’introduis le sens du geste global sans rémission ni remords » (Zéro, volume 3, Dynamo, 1961). Le principe de l’accumulation est appliqué aux objets les plus divers : des tubes de comprimés aux masques à gaz, des billets de dollars aux crucifix. La signature du Manifeste du Nouveau Réalisme le 27 octobre 1960 chez Yves Klein formalise la participation d’Arman à ce mouvement initié par le critique Pierre Restany. Dans les années qui suivent, Arman systématise les colères, et procède à des coupes d’objets (1961) et à des combustions (1964). Ces gestes de destruction et d’accumulation trouveront leur prolongement dans l’exploration de divers matériaux tels que le béton, la résine synthétique et le bronze. Depuis 1963, Arman vit entre New York et Vence, et bénéficie à partir de 1972 de la double nationalité, française et américaine. C’est ainsi qu’à New York, en 1964, il organise un grand happening avec la complicité de nombreux artistes : la Locker Lottery de l’Artist’s Key Club, une vente de clés de consignes de la gare centrale, dans lesquelles sont placées objets insignifiants ou petites œuvres. Dans le même registre, vingt et un ans plus tard, Arman élèvera dans les cours de la Gare St Lazare, à Paris, deux colonnes, l’Heure de Tous, accumulation d’horloges, et Consigne à vie, accumulation de valises amenées par des voyageurs. Le festival de clôture du Nouveau Réalisme a lieu à Milan fin novembre 1970. Arman y distribue des sachets de déchets étiquetés « ordures d’Arman ». La même année, une performance intitulée Slicing ou L’Amérique coupée en deux, au profit du Defense Fund des Black Panthers, montre son engagement contre les discriminations raciales. En 1975 à la galerie John Gibson de New York, a lieu la performance Conscious vandalism au cours de laquelle Arman détruit entièrement un intérieur bourgeois. Le mobilier sera prétexte à une nouvelle œuvre de destruction spectaculaire, calciné puis couvert de bronze dans The Day after (1984). A la fin des années 90, il modifie le principe de la coupe selon une logique mathématique, en effectuant des fragmentations, l’objet étant divisé en deux, quatre, huit, seize… parties. Ainsi Arman a participé à de nombreuses expositions tant personnelles que collectives, et parmi les plus récentes, on compte Arman à la Galerie nationale du Jeu de Paume à Paris en 1998, et Passage à l’acte au MAMAC de Nice en 2001.


Catégorie : Sculptures
Style : Art Moderne
Epoque : 20ème siècle

Prix : 8500



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