Lambert Rucky (1888-1967) sculpture au grand buste en bronze

Grande sculpture XXe en bronze à patine polychrome figurant le buste à la tresse répertorié et signé de l'artiste Jean Lambert Rucky (1888-1967) portant le cachet du fondeur La Plaine et le justificatif de tirage limité: 1/8 (qualité parfaite) a noter que l'oeuvre est proposée avec un certificat d'authenticité signé des ayants droit, a savoir les filles de l'artiste: Mara et Léona Rucki. Très bon état, dimensions: 58,5 cm de haut X 18,5 cm de large X 17,5 cm de profondeur.
Belle composition de style Cubiste a l'expression onirique a figure d'un totem poétique dont les volumes simplifiés et lustrés séduisent instinctivement! Une oeuvre qui s’exprime dans des agencements de formes simples, à l’équilibre faussement naïf, souligné par une polychromie audacieuse. Sa collaboration avec le laqueur Jean Dunand n’est pas étrangère à cette recherche esthétique, pendant les vingt années que durera leur collaboration entre 1920 et 1940 les deux artistes auront fait parler les matériaux avec une remarquable inventivité. La laque de Chine n’a pour lui aucun secret et on reconnaît aisément le style RUCKIEN (selon le mot de ses amis) notamment dans les paravents, les portraits de gens célèbres, les boîtes à cigarettes, les bijoux, les objets précieux divers, les vases et panneaux décoratifs des Paquebots Atlantique et Normandie.

Lambert Rucky est Né en 1888 en Pologne, il est formé à l’académie des beaux-arts de Cracovie puis Jean Lambert-Rucki est marqué par sa découverte en 1909 des œuvres de Picasso et de l’art nègre. Installé à Paris à partir de 1911, il y retrouve son compatriote Moïse Kisling, il côtoie Modigliani et Soutine. En 1920, il épouse Monique Bickel (née en 1892), une élève du sculpteur Rodin, cette même année il rencontre le marchand d’art Léonce Rosenberg et se lie d’amitié avec Joseph Csaky et Gustave Miklos qui deviendra le parrain de sa fille « Mara » il retrouve son ami Léopold Survage aux côtés duquel, entre autres, il participe à la première exposition de la Section d’Or à la Galerie de la Boétie à Paris. Figure marginale issue du cubisme, Jean Lambert-Rucki participe dans les années 1930 à l’aventure de l'Union des Artistes Modernes fondée en 1929 par des dissidents de la Société des artistes décorateurs, Robert Mallet-Stevens, Francis Jourdain, René Herbst et Hélène Henry, bientôt rejoints par les décorateurs de la tendance moderniste, tels que Pierre Chareau, Jean Prouvé, Le Corbusier ou Charlotte Perriand. Jusqu’à la fin de sa vie, il multiplie les expositions de ses œuvres, exécute de nombreuses commandes dans toute l’Europe (chantiers en Alsace, au Canada, en Belgique, aux USA …) et pour des églises (importantes rénovations après la Grande Guerre), participe à la grande manifestation d’Art Sacré ou collabore avec Jacques-Emile Ruhlmann et Jean Dunand lors de l’Exposition Internationale des Arts Décoratifs de Paris en 1925, periode a laquelle il devient l’un des pionniers de l’Art Sacré Moderne. En mai 1943, il participe à une exposition collective dans le cadre des artistes du « 2ème groupe » de la Galerie Drouant-David à Paris ( Braque, Derain, Dufy, Maurice Denis…).Cet homme à l’élégante silhouette est accueillant et plein d’humour. L’air souriant et les yeux bleus de Jean LAMBERT-RUCKI lui attirent d’emblée la sympathie.
C’etait un artiste franc et solide, un homme vrai dans toute l’acceptation du terme. Sa spontanéité et sa fantaisie naturelle n’excluent pas le labeur et un amour du métier peu courant dans l’exécution. Cédant volontiers à ses impulsions, cet instinctif tient avant tout à son indépendance.
Cet être raffiné aime la candeur des champs, la fraîche nature et la lumière. Il nous a offert un monde tendre et pur à la beauté qui s’inscrit parfaitement dans les mouvements avant-gardistes dans lesquels il s’est parfaitement impliqué.


Catégorie : Sculptures
Style : Art Déco
Epoque : 20ème siècle

Prix sur demande



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