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Etienne Falconet (1716-1791) Sculpture en biscuit

Élégante sculpture fin XIXe en biscuit de porcelaine d'après Etienne Falconet (1716-1791) signée FALCONET avec la marque apocryphe de Sèvres située en creux sur la terrasse. Sujet allégorique a figure féminine représentant la nymphe "Flore" assise sur un tertre au naturel, les jambes croisées, esquissant un mouvement des bras d’un côté vers des roses et de l’autre vers un carquois dit au flèche de l'amour, cette jeune fille au corps gracieux présente un visage dont les traits fins et la coiffure ornée de tresses. Délicat sujet évoquant parfaitement l’art de Falconet clairement inspiré par le classicisme et un goût charmant pour la vérité dans les chairs de ses modèles. Très bon état, a noter seulement une petite egrenure sur le bord du socle. Dimensions: 26 cm de haut X 27 cm de long X 21 cm de profondeur.

Sculpteur français (né à Paris le 1er décembre 1716, décédé à Paris le 24 janvier 1791), fils d’un compagnon menuisier, il se forme probablement, chez le maître-sculpteur Nicolas Guillaume, son oncle maternel. Il est sculpteur sur bois quand Jean Baptiste Lemoyne le remarque et le fait entrer dans son atelier, à l’âge de dix-sept ans. Il débute au Salon de 1745. Il est agréé à l’Académie en 1744, avec Milon de Crotone dévoré par un lion et il est nommé académicien, en 1754. De 1757 à 1766, il est attaché à la direction des travaux de sculpture de la Manufacture de Sèvres et il modèle de nombreuses œuvres en biscuit de porcelaine (Flore et Hébé ; Pas de Cinq ; La Blanchisseuse ; Offrande à l’Amour ; Fillette à la corbeille de fruits ; Silène et les nymphes). Il exécute des œuvres à la demande de Mme de Pompadour (L’Amour menaçant ; Flore ; Pomone, Laitière) pour les demeures de Crécy, Bellevue, pour le château d’Evreux (Palais de l’Elysée). En 1766, il exécute la statue de Saint Ambroise, destinée à l’église des Invalides. Pour l’église Saint Roch, il exécute plusieurs œuvres : L’Annonciation ; Jésus au jardin des Oliviers ; Le Calvaire ; David et Isaïe. Peu après, en 1766, par l’entremise de Diderot, Falconet signe un contrat pour réaliser la statue équestre du tsar Pierre Le Grand, à Saint-Petersbourg, à la demande de Catherine II de Russie. Il travaille douze ans à cette œuvre colossale qui est fondue en deux fois, suite à un accident survenu lors de la fonte et qui est installée sur un socle gigantesque (bloc de pierre de 1200 tonnes, traîné sur un chariot jusqu’à la place Saint Isaac, par 400 personnes pendant 9 mois). La tête de Pierre le Grand est exécutée par son assistante, Marie-Anne Collet, à partir du masque mortuaire du tsar. En froid avec la reine Catherine II (il fut toujours d'un caractère difficile et ombrageux, se brouillant souvent avec ses amis et ses protecteurs), Falconet quitte Saint Petersbourg, avant l’inauguration du monument en 1782, et s’installe en Hollande, à Amsterdam et à La Haye.En 1783, il est frappé de paralysie et de retour à Paris, il est aidé dans sa nouvelle vie par son élève et assistante, Marie-Anne Collet (épouse de son fils, le peintre Pierre Etienne Falconet). Il est nommé adjoint à professeur en 1755, professeur en 1761. Après son retour de Russie, il devient adjoint à recteur, en 1783. Falconet a publié en 1761, Réflexions sur la Sculpture.


Catégorie : Sculptures
Style : Louis XVI
Epoque : 19ème siècle

Prix sur demande



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