Charles KVAPIL (1884-1957) Grand Tableau Art Déco -haut 1 m 60-

Important tableau d'époque Art Déco signé KVAPIL (Charles KVAPIL 1884-1957) peinture huile sur toile marouflé sur panneau, rare grand format aux dimensions: 1 m 60 de haut X 88 cm de large. Belle composition florale et aux fruits disposés sur un entablement dans un intérieur au style Cubiste modéré déployant des couleurs empruntées au Fauvisme, le rouge, le vert et le jaune dominent et distribuent la lumière qui se concentre sur les fruits et le drapé qui forment au premier plan un écrin à la nature morte, Kvapil a travaillait la lumière du tissu drapé en mêlant au blanc du rose, du bleu-vert du gris et du jaune: ce n'est plus plus une nappe, c'est un minéral traité comme un paysage, les plis peints comme un motif montagneux. Les fruits, par l’intensité de leurs couleurs et leurs dispositions, tiennent la composition en équilibre. La toile est traversée par une grande diagonale qui, partant de la gauche du tableau butte sur le bout de la table pour créer la profondeur du champ, le coin de la table donne l’indication de la pente et multiplie les points de vu, c'est ainsi que le regard du spectateur entre dans la dynamique de la toile. Ces lignes de forces insufflent une grande énergie à la composition. Le tableau est saturé de motifs et de textures, du patchwork géométrique aux formes organiques, les plis lourds du drapé et les formes circulaires des faïences incitent le regard du spectateur a balayer la scène en un arc de cercle allant d’un coté à l’autre où les fruits sont soigneusement éparpillés et nichés dans cette poétique courbe.


Charles Kvapil est né en Tchécoslovaquie le 1er novembre 1884, et mort à Paris en 1957.
Il suit les cours de l’ Académie royale des Beaux-Arts d'Anvers. Ses premiers travaux sont exposés en 1908, au Salon d'Anvers. En 1911, il expose à Munich ; ses œuvres montraient alors une nette influence cubiste dans une facture, bien tempérée, d'organisation et de simplification. Arrivé très jeune à Paris, il installe son atelier à Montmartre dans le Hameau des Artistes, entre la rue Lepic et le no 11 avenue Junot près de ceux de Maurice Utrillo et de Suzanne Valadon.
En 1912, il expose au Salon des Indépendants. En 1914, il présente à nouveau ses oeuvres en Belgique, à la Triennale de Bruxelles.C'est au Salon des Indépendants de 1920 que Kvapil se révèle au public parisien"
Après la guerre, il mène une existence très désargentée mais, pourvu d'un tempérament optimiste, il a l’espoir de percer ; il doit travailler pour survivre et il peint surtout le soir, surtout durant ses premières années à Paris. C'est au Salon des Indépendants de 1920 que Kvapil se révèle au public parisien. Il y expose six tableaux : "Ma campagne", "portrait de femme", "Péniche sombrée", "Les peupliers", "Bras Saint-Jean (paysage)" et "Nature morte". Il y est domicilié au 233, rue d'Alésia à Montparnasse.« Dans le sillage des figures légendaires de Montparnasse, à leur ombre, et par elles tenu à une relative discrétion (le comportement des artistes entrant pour beaucoup dans l’éclat de leur carrière et l’attachement exclusif à leur production, sans prolongement « social » les condamnant à l’obscurité), se situe Charles Kvapil. Il fréquente le café du Parnasse […] et y est exposé dans un petit groupe organisé par A. Clergé, « la Compagnie des peintres et sculpteurs professionnels », qui se manifeste en 1921. La préface est rédigée par Romoff. Une seconde suit de peu. Elle comprend 102 participants, dont Friesz, Lagar, Ortiz de Zorate, Le Scouëzec, Astoy, Roysen, Loutreuil, Krémègne, Gallien, Gontcharova, Lebedeff, Ramey, Kvapil. Celui-ci reste attaché au folklore du peintre bohème dont Montparnasse est le terrain d’exploits et le modèle de vie » (Jean Jacques Lévêque « Les années folles, 1918-1939 – Le triomphe de l’art moderne », 1992).Il expose à la galerie Colette Weill. En 1923, ses œuvres sont accrochées chez Marcel Bernheim, puis chez Dalpeyrat, à Limoges, où il montre surtout des paysages. Par la suite, il participe au Salon d’Automne ; à celui de 1941, il présente “les Phlox”, et en 1944 “A la fenêtre”. En 1951, au même Salon, il expose “Plaisir d’été” et “le Goûter”.
Il expose de son vivant à Paris, Munich, Bruxelles, Genève, en Italie, à Stockholm, à Londres et New York.Il est aujourd’hui représenté dans de nombreuses collections publiques et privées, y compris au Musée d'Art Moderne de Paris, dans les musées du Havre, de Libourne, de Rouen, de Saint-Étienne, d'Amsterdam et de Tunis.
Charles Kvapil est connu surtout comme peintre de personnages, en particulier pour ses représentations de nus plantureux pour lesquels son amie Ginette lui servit souvent de modèle ; il peignait des modèles en studio, parfois en face de sa fenêtre avec la butte Montmartre dans le fond ; souvent aussi des baigneuses ou des nus féminins placés dans des groupes de personnages, à la façon de Courbet et des impressionnistes à leur début.
On lui doit aussi beaucoup de portraits ; mais il ne dédaignait pas non plus les natures mortes, en particulier les bouquets de fleurs, ni les paysages, qui forment une partie importante de son œuvre.
Il a peint de nombreuses régions, dont la Corrèze, où il « a su saisir le caractère du pays qui n'est pas le sien, avec sa maîtrise habituelle » (bulletin SSHA de la Corrèze), la côte méditerranéenne, la Corse, où il séjourne régulièrement au cours des années 1920 et 1930 ; à Paris il participe à des expositions des peintres de la Corse en 1925 et 1933. En 1939, à une nouvelle exposition d’Art Corse, à la Galerie L'Équipe, toujours à Paris, il présente deux toiles titrées « Costa brugiata, Cap Corse » et « Vue de Rogliano ». On lui doit également « Dans l'île » (1923), « Querciolo, Rogliano » (1923), « Femme corse » (1924), « Paysage de Corse » (1933) (information Cronica di a Corsica).Charles Kvapil fut influencé par le fauvisme et par un cubisme très tempéré ; Paul Cézanne et, dans une certaine mesure Matisse (comme coloriste), ont aussi marqué son style. Le souci de construction qu’ont les artistes du groupe auquel appartient Kvapil, « n’a pas été jusqu’à les entraîner à des déformations, sauf une fois ou deux chez Kvapil »…. Kvapil et ses amis « se sont livrés ainsi à des études techniques approfondies d’après les maîtres, tous sans exception ont aimé la belle matière solide et dense. Leur métier se relie d’ailleurs, non à la tradition classique de la peinture transparente, mais à celle de la peinture opaque de Frans Hals, Rembrandt et Chardin, presque seule en vigueur depuis le début du xixe siècle […] ils peignent donc tous en pâtes denses mais sans excès de surcharge »… (Germain Bazin, « l’amour de l’art », 1934).Les peintures de Charles Kvapil sont originales et modernes, ses nus et ses bouquets de fleurs sont forts et puissants. Sa palette est riche en bleu cobalt et en couleurs chaudes. Sa technique est volontaire et puissante. Ses œuvres à l’huile sont souvent de format modeste, peintes parfois sur panneaux, ou sur carton. Il pratiquait aussi avec une belle maîtrise la technique du pastel. P. Béran, dans une étude qu’il lui a consacré, loue la richesse de sa matière et tout ce que son art doit à la joie de vivre.
Une œuvre modelée à une vie totalement vouée au plaisir de peindre. » (Jean Jacques Lévêque, ibid.)
C’était un travailleur infatigable et on rapporte de lui ce propos : il faut « que le peintre parle peu, mais qu’il peigne beaucoup »


Catégorie : Tableaux
Style : Art Déco
Epoque : 20ème siècle

Prix sur demande



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