Pedro CREIXAMS (1893-1965) Maternité

Grand tableau peinture huile sur toile époque Art Déco signé CREIXAMS (Pedro CREIXAMS 1893-1965) Artiste catalan rattaché à l'école de Paris. Composition de style impressionniste figurant une maternité mettant en scène un enfant au fruit dans les bras de sa mère sur fond de paysage chatoyant. Cadre d'origine modèle Montparnasse en bois sculpté et patiné. Grand format: 93 cm X 80 cm / a vue: 73 cm X 60 cm.


Pedro CREIXAMS (1893-1965) peintre figuratif post-impressionniste, son œuvre reflète à la fois les sources de l’École de Paris et de la peinture catalane. Créixams arrive en 1917 à Paris, à Montparnasse. Il débute chez François Bernouard, à La Belle Édition en 1917. Puis c’est au sein de l'Imprimerie Union, le monde littéraire, poétique et artistique s’ouvre à lui. La rencontre avec l’écrivain Florent Fels est décisive. Il lui présente tout le Paris intellectuel : le poète, critique d’art et écrivain André Salmon qui le surnomme Pierre l’imprimeur, l’écrivain suisse Blaise Cendrars, Max Jacob, André Malraux, Raymond Radiguet, André Salmon et le peintre Amedeo Modigliani.
Il rencontre Marie Lebourg, toujours appelée « Madeleine » par Créixams et tous leurs amis. Il l’épouse le 4 octobre 1919 à la mairie de Rouen, ville de la mariée.
Creixams s’essaie à l’art sous les conseils du peintre Othon Friesz et c’est le temps des premiers succès. Il expose en 1921 au café du Parnasse (Les Cent du Parnasse exposent au café) et lors de l'Exposition du nu à la galerie Montaigne à Paris. Ses portraits de femmes sont marqués par le style de l’illustre représentant de l’École de Paris, Amedeo Modigliani.
Florent Fels le présente au célèbre marchand de tableaux parisien Paul Guillaume installé 39, rue La Boétie. Celui-ci lui propose de signer un contrat pour s’engager à lui livrer toute sa production artistique de novembre 1921 à juin 1922. Les toiles de Creixams sont exposées aux côtés de celles d'André Derain, de Pablo Picasso, de Maurice de Vlaminck, d'Henri Matisse et d'Amedeo Modigliani…
Par la suite, Creixams travaille avec le galeriste Pierre Loeb avec qui il signe un contrat en 1925. Située à l'angle de la rue de Seine et de la rue des Beaux-Arts, la célèbre galerie Pierre qui, de 1927 à 1963, représenta de nombreux artistes qui marquèrent le xxe siècle (Braque, Klee, Chirico, Derain, Dufy, Gromaire, Léger, Miro, Pascin, Picasso, Soutine, Masson, Man Ray…)

En juillet 1921, Creixams apparaît dans le catalogue des Cent du Parnasse imprimé par Union, lequel mentionne deux peintures exposées par l’artiste, ainsi que son adresse du 5 rue des Fossés Saint Jacques. Il s’installe ensuite à Montmartre et devient ami avec Picasso, Salmon, Rivera, Mac Orlan, Rouault, Carco, Othon Friesz. Pour Fels, « Creixams est responsable largement de l’intérêt accordé depuis vingt-cinq ans aux gitans et à leur chant profond le Canto Jondo, car il entraîna vers le Barrio Chino de Barcelone artistes et intellectuels. Comme Boudin avait autrefois fait connaître les plages de Saint-Adresse et Honfleur, Creixams guida vers le petit port de Tossa del Mare d’abord Naly puis Pascin suivi de son harem blanc-rose-noir-jaune, enfin les peintres de Montmartre où il réside et a créé un personnage important et autoritaire ». Fels, Florent, L’Art vivant de 1900 à nos jours, Tome II, Edition Pierre Cailler, Genève, 1950. Ses amis du cercle littéraire de Florent Fels le soutiennent et Creixams devient alors l’ami des écrivains. Le peintre se transforme en illustrateur et collabore avec le duo écrivain et éditeur Pascal Pia et René Bonnel sur le poème inédit de Charles Baudelaire publié d'après le manuscrit original qu'il orne de huit eaux-fortes.
Creixams se lance dans le portrait et prend pour modèle ses amis, artistes et écrivains (Florent Fels, Edgar Du Perron dit Eddy, Georges Duhamel, Colette, Paul Fierens, André Gaillard, Jean Paulhan, André Suarès, les frères Tharaud).
Il expose en 1928 la toile Composition au Salon d'automne et prend part aussi au Salon des indépendants et au Salon des Tuileries.
Par la suite, Creixams travaille avec le galeriste Pierre Loeb avec qui il signe un contrat en 1925. Située à l'angle de la rue de Seine et de la rue des Beaux-Arts, la célèbre galerie Pierre qui, de 1927 à 1963, représenta de nombreux artistes qui marquèrent le xxe siècle (Braque, Klee, Chirico, Derain, Dufy, Gromaire, Léger, Miro, Pascin, Picasso, Soutine, Masson, Man Ray…)
En peinture, il se tourne vers ses ancêtres espagnols, Le Greco, Francisco de Goya, Diego Vélasquez afin d’affirmer leur héritage artistique. Son admiration pour Pablo Picasso se fait aussi sentir dans sa production des années 1920 et il retient la leçon du peintre des miséreux, des saltimbanques et des guitaristes. En peinture, il se tourne vers ses ancêtres espagnols, Le Greco, Francisco de Goya, Diego Vélasquez afin d’affirmer leur héritage artistique. Son admiration pour Pablo Picasso se fait aussi sentir dans sa production des années 1920 et il retient la leçon du peintre des miséreux, des saltimbanques et des guitaristes.
Retour en France, durant la Seconde Guerre mondiale, et la période de l’Occupation sont difficiles. Mais Montmartre l’accueille une nouvelle fois à bras ouverts et Creixams retrouve ses amis de la Butte, écrivains, peintres et chansonniers. Il devient alors une figure montmartroise essentielle aux côtés de Marcel Aymé, Pierre Mac-Orlan, Gen Paul entre autres. La traditionnelle ambiance de fête qui règne à Montmartre convient parfaitement au caractère de bon vivant de Creixams.
En 1938, il participe de nouveau aux différents salons parisiens. Il expose en tant qu’artiste montmartrois lors d’expositions collectives mais aussi aux côtés de ses compatriotes catalans. Lui sont consacrées des expositions individuelles régulières par les galeries parisiennes. (galerie Delpierre, galerie Pétridès, galerie de L'Élysée, galerie Charpentier…)
Creixams débute dans les années 1940, une carrière de portraitiste mondain. Il fréquente le milieu du théâtre et du cinéma. Ses sujets de prédilection sont l’espagnolade ou évocation de l’Espagne. Des gitans, des majas, des danseurs, des toreros évoluent entre réalité et fantaisie. Pendant l’Occupation, Creixams fréquente avec le peintre Gen Paul le Lapin Agile au 4, rue des Saules et les restaurants Chez Manière, rue Caulaincourt et Chez Pomme. À la fin des années 1940, Gen Paul invente sa « Chignolle à Gégène », sorte de fanfare tonitruante, dans laquelle il entraînera tous les artistes de Montmartre : Créixams, Frank-Will, Tony Agostini, Roger Bertin, Jean d'Esparbès…


Catégorie : Oeuvres d'art
Style : Art Déco
Epoque : 20ème siècle

Prix sur demande



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