Theodore Rousseau (1812-1867) Ecole de Barbizon XIXe

Théodore ROUSSEAU (1812-1867) Tableau peinture huile sur panneau d'époque milieu XIXe signé à gauche et a droite dans la partie inférieure de l'oeuvre du monogramme TH R utilisé par l'artiste, une ancienne étiquette au dos contresigné et titré "..Bords de la Seine a Croissy" et daté 1847. A noter en façade une étiquette sur le bord supérieur droit portant le numéro 173 correspond probablement a une exposition d'époque ou un classement au catalogue raisonné de l'artiste.
Splendide paysage lacustre arboré figurant le crépuscule d’une prairie boisée au soleil couchant, un prodige d’exécution et de hardiesse, un tableau très habilement éclairé et courageusement moderne, au ciel complexe animé d’innombrables nuances pastelles, la touche est somptueuse de finesse et présente une diversité éblouissante, cumulant paysage ouvert sur une clairière visitée par cette unique promeneuse accompagnée d’un cervidé comme une allégorie de Diane chasseresse à la biche, mais aussi des abords forestiers adossés à un coteau que l’on devine de part et d’autre, cette partie terrestre et arborée permet a l’artiste d’exprimer une palette particulièrement riche de vert et de bruns s’harmonisant de concert avec les étincelantes pièces d'eau reflétant le ciel multicolore pour créer la grandeur de ce théâtre au naturel. Bon état, dimensions: 43,5 cm X 32, 5 cm / A vue: 27 cm X 16 cm.



Théodore Rousseau est né à Paris le 15 avril 1812, il est le fils unique de Pierre Claude Catherine Rousseau, tailleur d’habits et d’Adélaïde Louise Colombet, son épouse. Il étudie le paysage avec le peintre Pierre Alexandre Pau de Saint Martin (1782-1850), cousin germain de sa mère puis sur ses conseils, Rousseau fréquente l’atelier de Jean Charles Joseph Rémond (1795-1875), peintre de paysage historique. Il devient l’élève de Guillaume Guillon-Lethière (1760-1832), professeur à l’École des Beaux-Arts de Paris. Rousseau voyage en Auvergne, en Normandie, fréquente l’auberge de Chailly-en-Bière (1833). Il commence à sillonner la forêt de Fontainebleau et fréquente régulièrement Barbizon en étudiant la nature d’une manière approfondie. Ses voyages en Vendée, en Auvergne, dans le Berry, les Alpes, les Landes, les Pyrénées et ses séjours dans le Jura lui permettent d’étudier des paysages variés, des lumières caractéristiques. La forêt de Fontainebleau reste sa principale source d’inspiration. Il est proche de nombreux artistes dont Jules Dupré, Narcisse Diaz de la Peña, Eugène Delacroix, Ary Scheffer, Théophile Thoré, George Sand…Rousseau se retire à Barbizon après la rupture de ses fiançailles avec Augustine Brault, la « fille adoptive » de George Sand. À partir de 1847, il s’isole de ses amis, loue une maison, installe son atelier dans la grange. Il transforme cette grange en atelier au 1er étage, qu’on peut visiter aujourd’hui. Rousseau vit dans ce village situé à l’orée de la forêt de Fontainebleau avec sa compagne Elisa Gros jusqu’à son décès le 22 décembre 1867. Théodore Rousseau présente trois tableaux au Salon de 1849, il obtient la troisième première médaille. Les critiques louent le retour du paysagiste. Il est élu membre du jury du Salon qui commence en décembre 1850. Médaillé de première classe, il est dispensé du jugement de ses collègues. Les critiques sont très élogieuses à partir de 1851. Son acharnement pendant les années difficiles est salué par tous. Les particularités de son art du paysage sont précisément remarquées : étude de la lumière, des couleurs … Le succès est là. L’année 1852 est pour cet artiste l’année de la consécration, il reçoit la croix de la Légion d’honneur en juillet 1852. Les critiques saluent son acharnement pendant les années difficiles, qui lui vaut enfin le succès. En 1854, Théodore Rousseau est nommé par l’Empereur membre du jury de la section de peinture qui prépare l’exposition universelle de 1855.Il participe à l’exposition des ouvrages des artistes vivants étrangers et français pour l’Exposition Universelle de 1855 avec treize tableaux. Il obtient une médaille de première classe. Vers la fin des années 1850, les critiques restent positives même si certaines considèrent que Théodore Rousseau a atteint la maturité et que son art évolue peu. Puis vient la période où les œuvres de jeunesse de l’artiste sont réévaluées. Les critiques reconnaissent alors son talent de précurseur dans l’art de traiter le paysage. Cependant, son œuvre tardive est parfois analysée avec rudesse. Théodore Rousseau, par l’intercession du duc de Morny, reçoit une lettre d’invitation de l’Empereur à Compiègne, où il séjourné en 1865. Il participe au jury du Salon de 1866 et à celui qui prépare l’Exposition universelle de 1867. En décembre, il est élu président du jury de peinture. Il est promu Officier de la Légion d’honneur le 7 août 1867. Malgré cette reconnaissance officielle, la critique dans son ensemble reste très réservée sur l’œuvre des dernières années de sa carrière. Rousseau envoie deux tableaux au Salon de 1867 et en présente plusieurs à l’Exposition Universelle


Catégorie : Tableaux
Style : Napoléon III
Epoque : 19ème siècle

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