Jean-Baptiste CLESINGER (1814-1883) Grand Bronze Zingara Orientaliste Hauteur: 90 cm

Grande sculpture d'époque XIXe en bronze à patine brune et partiellement doré d'origine, signé et daté dans le décor J.CLESINGER Rome 1858 , signature manuscrite du fondeur Ferdinand Barbedienne située sur la terrasse. Important sujet de style Orientaliste, ici dans sa version la plus grande, mettant en scène la danseuse Napolitaine Zingara effectuant une danse en jouant du tambour de Basque. Bon état, belle patine, dimensions: 90 cm de haut X 30 cm de large. Bibliographie: modèle similaire reproduit dans: - Harold Berman "Bronzes sculptors et Founders 1800/1930 Volume IV" Abage publishers 1980, page 1058, n° 4179. (A noter que le 27 mars 2012 un modèle identique au notre se vendait aux enchères chez Artcurial à Drouot Paris pour un montant de 10400€ ).

Jean-Baptiste Clésinger (1814-1883) apprend la sculpture aux cotés de son père, le sculpteur académique Georges-Philippe Clésinger (1788–1852) qui fait son éducation artistique et l'emmène à Rome en 1832, puis il devient l'élève de l'artiste danois Bertel Thorvaldsen (1770-1844) qui l'influencera fortement. Il revient à Paris puis séjourne en Suisse, à Florence, à Besançon avant de retourner à Paris en 1845. Auguste Clésinger réalise sa première exposition au Salon de Paris en 1843, il épousera Solange Dudevant, la fille de George Sand. Auguste Clésinger se révèle provocateur dans les sujets qu'il traite et la manière dont il les réalise "La Femme piquée par un serpent" (Musée d'Orsay) fait scandale au salon de 1847. On lui reproche l'indécence et l'érotisme du sujet et surtout d'avoir réalisé un moulage sur nature de la mondaine Apollinie Sabatier. Pour répondre à ces accusations, il exécute une très sensuelle "Bacchante couchée", variante un peu plus grande que nature, qui est présentée au salon de 1848 et considérée par Théophile Gautier, comme "un des plus beaux morceaux de la sculpture moderne". Auguste Clésinger s'installe jusqu'en 1864 à Rome d'où il expédie des œuvres d'un style néo-antique qui lui valent de nombreuses distinctions.

Ferdinand Barbedienne s'installe à Paris dès 1822 , sa rencontre avec Achille Collas (1795-1859) date de ces années-là. Collas et Barbedienne vont s'associer et ouvrir dès 1838 une fonderie. Barbedienne, très intéressé par les techniques novatrices que favorise le gouvernement de Louis-Philippe, participe activement au mouvement romantique. Le goût de l'histoire et celui de l'archéologie gallo-romaine se répandent en même temps que celui des bronzes antiques. Achille Collas avait aussi inventé un procédé mécanique qui permettait de reproduire mathématiquement, au moyen d'un réducteur, ou pantographe, les sculptures en ronde bosse. Cette invention fut considérée dès le départ comme aussi importante que celle du daguerréotype. La maison Collas et Barbedienne commercialisa pendant quelque temps des réductions en plâtre de la Vénus de Milo, puis se spécialisa dans la production des bronzes d'après l'antique. À l'expositon internationale de Londres en 1851, puis à celle de Paris en 1855, la maison, enregistrée sous le nom de Barbedienne, remporte de nombreuses médailles. Elle présente alors des réductions d'après l'antique, la Renaissance, le XVIIIe siècle et d'après certains sculpteurs modernes comme Bosio, David d'Angers, Clesinger et Frémiet, avec lesquels Barbedienne signe des contrats d'exclusivité.


Catégorie : Sculptures
Style : Orientaliste
Epoque : 19ème siècle

Prix : 5400



AEF Back to Top