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Antonin MERCIÉ (1845-1916) Grand Bronze Orientaliste Hauteur: 92 cm

Importante sculpture époque XIXe en bronze à patine brune et partiellement dorée d'origine, portant la signature A. MERCIÉ (Antonin Mercié 1845-1916 prix de Rome 1868) fondeur Ferdinand Barbedienne gravé sous la partie supérieure de la terrasse et le cachet Collas breveté. Grande statue représentant David victorieux de Goliath, composition de style Orientaliste figurant le héros David rengainant son épée, le pied posé sur la tête de Goliath gisante sur une terrasse ciselé de motifs orientaux.
Bon état, belle patine, dimensions: 92 cm de haut X 45 cm de large.
Dans cette oeuvre l'artiste s'inspire du thème biblique de David vainqueur de Goliath en conférant à son personnage, concentré sur sa tâche, la grâce juvénile des figures d'adolescents issues de la Renaissance Florentine. Le plâtre exécuté à Rome lui vaut la Légion d'honneur et est commandé en bronze par l'état pour être placé en 1872 au musée du Luxembourg à Paris (exposé de nos jours au Musée d'Orsay), Antonin Mercié répondit ainsi activement aux commandes de la IIIe République en faveur de monuments publics à la gloire de la patrie et de ses grands hommes, dès 1874 cette sculpture devient l'une des images les plus diffusés dans les journaux illustrés et connait un tel engouement qu'elle est éditée par la fondeur Barbedienne. Il en sera de même pour son oeuvre intitulée Gloria Victis.
Bibliographie: Pierre KJELLBERG: Les Bronzes du XIXe siècle, Dictionnaire des Sculpteurs, Les Editions de l'Amateur 2001, modèle répertorié page 490.

Antonin Mercié entre à l'École des beaux-arts de Paris où il a pour professeurs Alexandre Falguière et François Jouffroy. Il remporte le prix de Rome en sculpture de 1868 avec Jean-Marie Mengue, Laurent Marqueste, Victor Segoffin et Auguste Seysses entre autres, il fait partie du « groupe des Toulousains ».Ses premiers grands succès sont David et Gloria Victis, présentés au Salon de Paris de 1872, où ils reçoivent la médaille d'honneur. Le bronze de David est une de ses œuvres les plus connues. Le héros de la Bible est montré avec la tête de Goliath à ses pieds, comme le David de Donatello, il rengaine son épée. Ce bronze sera ensuite exposé dans le square Montholon à Paris. La Maison Barbedienne en a produit une édition en bronze à cent exemplaires. Le grand bronze original est conservé à Paris au musée d'Orsay.
Son bas-relief Le Génie des arts de 1877 a remplacé un Napoléon III d'Antoine-Louis Barye sur les guichets du Carrousel (face au pont du Carrousel) du palais du Louvre. Il existe une version similaire ornant la tombe de Jules Michelet (1879) au cimetière parisien du Père-Lachaise. La même année, Mercié sculpte le Monument à Arago érigé à Perpignan.
En 1882, il renouvelle le succès patriotique de 1874 pour son bronze de Gloria Victis avec le groupe Quand même !, dont des exemplaires sont conservées à Belfort et dans le jardin des Tuileries à Paris. Ces deux œuvres commémorent la guerre franco-prussienne de 1870. Le Souvenir (1885), est une allégorie en marbre qui orne la tombe de l'épouse de Charles Ferry. À cette époque, il a pour praticiens François Pompon. Regret, pour la tombe d'Alexandre Cabanel, date de 1892, comme son Guillaume Tell aujourd'hui à Lausanne.
Mercié conçoit également le Monument à Meissonier (1895), érigé dans le jardin de l'Infante du palais du Louvre, et le Monument à Louis Faidherbe (1896) à Lille, le Monument à Jules Ferry à Saint-Dié-des-Vosges (1896), un Monument à Adolphe Thiers à Saint-Germain-en-Laye, le Monument à Paul Baudry au cimetière du Père-Lachaise, et le Monument à Louis-Philippe et à la reine Amélie pour leur sépulture dans la chapelle royale de Dreux. Son groupe en pierre La Justice est conservé à l'hôtel de ville de Paris. Il conçoit aussi, avec son maître Falguière, le Monument à Goudouli qui orne maintenant le bassin du square de la place Wilson à Toulouse.De nombreuses autres statues, bustes ou médaillons de sa main permettent à Mercié de remporter une médaille d'honneur à l'Exposition universelle de 1878 et le grand prix à celle de 1889.Parmi les peintures exposées par l'artiste figurent une Vénus avec laquelle il obtient une médaille au Salon de 1883, Léda (1884), et Michel-Ange étudiant l'anatomie (1885), son œuvre la plus expressive en la matière.Mercié est nommé professeur de dessin et de sculpture à l'École des beaux-arts de Paris, et élu membre de l'Académie des beaux-arts en 1891. Il sera remplacé en 1919 par le sculpteur Jean Boucher. Achille Jacopin, Édouard-Marcel Sandoz, Émile Bréchot, Firmin Michelet, Évariste Jonchère sont ses élèves.Il devient le président de la Société des artistes français en 1913.

Ferdinand Barbedienne s'installe à Paris dès 1822 , sa rencontre avec Achille Collas (1795-1859) date de ces années-là. Collas et Barbedienne vont s'associer et ouvrir dès 1838 une fonderie. Barbedienne, très intéressé par les techniques novatrices que favorise le gouvernement de Louis-Philippe, participe activement au mouvement romantique. Le goût de l'histoire et celui de l'archéologie gallo-romaine se répandent en même temps que celui des bronzes antiques. Achille Collas avait aussi inventé un procédé mécanique qui permettait de reproduire mathématiquement, au moyen d'un réducteur, ou pantographe, les sculptures en ronde bosse. Cette invention fut considérée dès le départ comme aussi importante que celle du daguerréotype. La maison Collas et Barbedienne commercialisa pendant quelque temps des réductions en plâtre de la Vénus de Milo, puis se spécialisa dans la production des bronzes d'après l'antique. À l'expositon internationale de Londres en 1851, puis à celle de Paris en 1855, la maison, enregistrée sous le nom de Barbedienne, remporte de nombreuses médailles. Elle présente alors des réductions d'après l'antique, la Renaissance, le XVIIIe siècle et d'après certains sculpteurs modernes comme Bosio, David d'Angers, Clesinger et Frémiet, avec lesquels Barbedienne signe des contrats d'exclusivité.


Catégorie : Sculptures
Style : Orientaliste
Epoque : 19ème siècle

Prix sur demande



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